Dans un océan de larmes périront dans d'attroces souffrances tout âme niant mon existence

Dans un océan de larmes périront dans d'attroces souffrances tout âme niant mon existence

Prie pour le salut de ton âme si impure souillée par tes innombrables pêchés!





Laisse moi te haïr
Laisse toi me haïr
Que nos corps décident de se trahir
Et que nous puissions enfin périr
Sans le moindre souvenir
De ce périple empire!

Laisse moi t'arracher le c½ur
A coups de griffe et sans ranc½ur ;
Laisse toi m'ôter la vie
Et jouis-en sans me demander mon avis.
Pour chercher le repos éternel
Et me déchirer les ailes...

Envole toi
Au lieu de rester ici-bas!
Donne moi tes yeux
Que je puisse te voir parmis les dieux.
Mes yeux s'ouvrent
Et devant moi l'enfer s'y trouve...

Laisse moi prendre ta place
Je voudrai pour une fois découvrir le palais des glaces
Où la fraîcheur
Gèlera de nouveau mon c½ur.

Laisse toi me détester
Maintenant que tu as ce que tu voulais
Que ton âme parte en lambeau
Tu ne mérites pas d'être là haut!

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:59

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:08

Amère nostalgie ou récit d'un passé dépassé?

Amère nostalgie ou récit d'un passé dépassé?
Je me souviens encore...

L'insouciance à l'âge enfantin, on profite de tout et de rien, l'absence de toute interrogation sur le passé n'inquiète pas puisque l'on se sait rien...
Inutile de réfléchir, on a presque tout à portée de mains, inutile de se préoccuper de son poids, cela nous importe peu, inutile d'essayer de comprendre, la plupart des choses nous échappent littéralement ou l'on croit déjà savoir que le beau règne sur l'impure...


On se crée sa propre bulle sans se douter que c'est dans celle-ci que l'on passera le reste de notre existence. On sourit, on rit et pleure pour peu, mais au fond on se construit déjà, du moins on se "perfectionne" en quelque sorte.
Nous avons tous une vision de la vie différente dûe aux divers objets et matières que l'on a pû toucher depuis notre naissance :
Et dire que c'est par le biais d'éléments matériels que nous sommes ce que nous sommes...




L'enfance. Cette heureuse et brève période de l'existence où l'on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d'être et d'inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.
André Duval






Il y a des jours où j'aimerai renaître
dans ce même corps qui me répugna tant de fois
pour me prouver que tous ces choix n'ont pas été faits par hasard
mais qu'ils me sont utiles pour la survie de ma conscience.

# Posté le samedi 23 mai 2009 09:40

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:09

De l'autre côté du miroir...

De l'autre côté du miroir...
Ecoute cette voix
Qui murmure ici-bas
Logée dans le creux de ton oreille
A chacun de tes réveils.


Ô malaise corporel !


Abandonne-toi à elle
Laisse-la t'annoncer la bonne nouvelle!
Emplir ton corps de ce que tu ne peux ingurgiter
Simplement par la pensée, sans avoir besoin de manger.


Ô malaise corporel !


Elle te susurre sans cesse, que cela ne te blesse,
Sauf si par ranc½ur tu l'as délaisse :
"Tu causeras ta propre perte
Et reposera sous l'herbe fraîche encore verte"


Ô malaise corporel !


Accorde-lui ta confiance
Car même si tu ne le sais pas
C'est une grande chance
De l'avoir auprès de toi !


Ô malaise corporel !


Tes douleurs reviennent de plus belles
Et pourtant tu persistes grâce à Elle,
Malgré cela tu te sens beaucoup mieux
Depuis que tu as rejoins les cieux...

Ô malaise corporel !

Ô malaise mortel !




# Posté le lundi 27 octobre 2008 12:32

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:29

Extrait de "l'évangile selon Satan" de Patrick GRAHAM et poème (bien qu'il n'y ait aucun lien)


" Ses poumons aspirant désormais plus de gaz carbonique que d'oxygène,mère Yseult suffoque. La bougie est si faible que son éclat se réduit à un point orange dans l'obscurité. Puis la flamme vacille et s'éteint,la mèche achevant de se consumer dans un grésillement Les ténèbres se referment sur la religeuse qui sanglote sans bruit. Un frottement de l'autre côté de la parmi la fait tressaillir. Étouffée par l'épaisseur du mur,la voix de Bragance retentit à nouveau,beaucoup plus proche. Sa main drôlant le mur,la novice chuchote comme une enfant qui joue à cache-cache dans le noir.
-Cesser de fuir,ma mère.Venez avec nous.Nous sommes toutes là.
D'autres chuchotements répondent à ceux de Bragance.Ses cheveux se dressant sur sa nuque,mère Yseult reconnaît les gloussements de soeur Sonia,le bégaiement de soeur Édith,les grincements de dents si horripilants de soeur Margot et le petit rire nerveux de Clémence dont le sourire terreux hante toujours sa mémoire. Douze paires de mains mortes effleurent les murs en même temps que celles de Bragance. Lorque les frottements s'arrêtent à sa hauteur,la vieille religieuse emmurée retient ce qui lui reste de respiration pour ne pas trahir sa présence.Silence.Puis Yseult entend quelque chose renifler de l'autre côté de la paroi,et le chuchotement de soeur Bragance résonne à nouveau dans l'obscurité.
-Je te sens. Nouveau reniflement,plus appuyé.
-Tu m'entends,vieille truie?Je sens ton odeur.
Yseult étouffe un gémissement de terreur.Non,la Bête qui s'est emparée du corps de Bragance ne la sent pas.Sinon pourquoi se donnerait-elle la peine de l'appeler? La mère supérieure se cramponne de toutes ses forces à cette certitude.Puis,tandis que les mains de ses soeurs mortes recommencent à frôler le mur,elle se rend compte qu'un râle d'asphyxie se fraye un chemin à travers sa poitrine qu'elle ne parviendra pas à contenir. Alors,des larmes de regret traçant des sillons sur ses joues,mère Yseult referme ses doigts autour de son propre cou.Et,pour ne pas risquer de trahir sa présence ni celle de l'évangile selon Satan dont les filigranes rouges luisent faiblement dans les ténèbres,elle s'étrangle de ses propres mains. "













Je porte du 12ans en pantalon
Et alors, j'y flotte encore de toute façon
Tous mes vêtements sont trop grands
Mais je me trouve énorme dedans.

Mon gros ventre crie famine
Un manque pesant de vitamines
Mes jambes tremblent souvent
Mais tant que je tiens debout c'est le plus important

Mon apparence inquiète tout le monde
Dévisagée comme un monstre immonde
Vous ne me voyez pas comme je me vois
Ni les efforts que j'ai dû faire pour en arriver là !

Mes os se dessinent sur ma chair transparente
Cette situation n'a pourtant rien d'alarmante
Je me sens forte, bientôt je serai enfin belle
Et chacun me voudra pour modèle

Comparable à ces mannequins de grande renommée
Je ne tarderai pas à les surpasser
Ainsi vous voudrez toutes me ressembler
Même si pour cela il fallait tout donner....

...Même la vie
Extrait de "l'évangile selon Satan" de Patrick GRAHAM et poème (bien qu'il n'y ait aucun lien)

# Posté le samedi 25 octobre 2008 12:54

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:27

Leurs traîtres sourires ne combleront jamais l'absence dans nos coeurs (Requiem)

Leurs traîtres sourires ne combleront jamais l'absence dans nos coeurs (Requiem)


Le temps nous vole les heures
Mais il ne peut dissiper les pleurs
Si proches... et pourtant...
Ce n'est pas suffisant.



Tandis que les fleurs s'ouvrent,
Lentement mes yeux s'entrouvrent
Sur elles brille le soleil

Tu avais disparu à mon réveil.
Ce n'était qu'un rêve... Ta présence manque à l'appel.



Le vent caresse les arbres
Frôlant leurs coeurs restés de marbre.
Il m'évite encore désormais
Dans sa folle course éffrêné.



Les étoiles scintillent dans la nuit
A l'abris de l'obscurité de ce coeur meurtri.
L'absence de tout nuage
Me laissa croire que je pourrai encore perçevoir ton visage.

...Et pourtant... Je regarde le ciel
...Mais tu manques à l'appel



Un vent chaud souffle sur mon corps.
Serait-ce toi dans un ultime effort?
Je me retourne, mais en vain
En fin de compte ce n'était rien..



La pluie se met alors a tomber,
Les gouttes se mêlent à mes larmes égarées
Et je me perds dans mes pensées
Où Toi et Moi serions unies pour l'éternité



Mais mon espoir s'est envolé avec tes ailes
...A nouveau tu manques à l'appel











# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:25

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:26

Etrange inspiration et pourtant...

Etrange inspiration et pourtant...
Par une nuit sans lune, je vous traquerai pauvres créatures!
Je tirerai vos sacs de chairs dans la pénombre, à l'abris de tous dérangements et où vos cris les plus intenses soient-ils ne perceront pas les murs du son.

Allongés au sol, les bras le long du corps, le regard rivé vers le ciel en guise de prier les personnages célestes de venir à votre secours pour vous épargner, les larmes commençant a se former à la naissance de vos yeux en souvenir de vos péchés.
Un bruit. . .les branches craquent sous mes pieds, votre coeur s'emballent, l'instant est proche vous le savez! J'avance doucement tel une mélodie macabre, prête à vous faire regretter votre misérable existence. Vous sentez la peur vous envahir, vous aimeriez vous enfuir mais vous êtes comme figés attendant amèrement la sentence qui vous sera affligée!

Tandis que je me rapproche tout espoir s'est évadé de vous, la raison s'est faite, nulle échapatoire est possible désormais vous profitez du peu qu'il vous reste à vivre.
Sentez-vous mes doigts parcourir votre enveloppe corporelle si frêle. . .mes pupilles se dilater délicatement à la vue de l'horreur qui vous anime. . .les battements de mon coeur s'intensifier rien qu'en imaginant ce que vous subirez. . .mes canines qui n'attendent que de pénétrer votre gorge qui s'offre à moi!
L'attente est terminée, le désir se fait bien trop ressentir pour ne pas être apaisé. Mes ongles transpercent votre peau et l'étirent jusqu'à la déchirer, vous hurlez de douleur mais attendez cela ne fait que commencer!
Je peux entrevoir votre coeur, ce n'est rien de grave il peut enfin respirer maintenant..c'est si beau de le voir lutter,battre encore malgré la souffrance ressentie.

Mais dites moi, pourquoi ne souriez-vous pas? La lame s'approche lentement de vos lèvres et dessine un merveilleux sourire de sang. . .
Vous hurlez en souriant?! Seriez-vous devenus comiques?. . .

Vos paupières se ferment, vous refusez de voir la réalité en face, ne vous en faites pas je vais vous aider, j'applique soigneusement un chapelet d'ép¡ngles sur vos paupières supérieures afin que vous restiez "éveillés". Vous commencez suffoquer et votre respiration se fait de plus en plus difficile, votre sang caresse vos hanches jusqu'à s'épanouir sur la terre encore humide.
Je tourne votre tête, hume la délicieuse odeur que libère votre gorge et y dépose mes lèvres. . .
le sang s'échappe et se réfugie dans ma bouche, votre eau de vie vous quitte, votre visage d'ignorant à comme des reflets blanchâtres. Vous n'êtes pas bien? Dans ce cas, je vais veiller sur vous! Profiter de votre breuvage tant que celui est encore frais, admirer votre agonie jusqu'à ce que vous ne soyez plus, laisser les insectes venir faire leurs nids en vous. . .

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 05:16

Modifié le dimanche 16 août 2009 13:24